Introduction
Indéniablement, le numérique a ouvert de nouveaux champs des possibles et des libertés. Que ce soit pour s’informer, apprendre et découvrir, avec un accès aux sources d’informations de toute la planète, pour répondre à la plupart des questions qu’on peut se poser. Une nouvelle liberté de communiquer, de créer, de se former, de s’émerveiller, de travailler à la maison, de gagner du temps, d’être livré à domicile, de s’exprimer de diverses manières… Faut-il encore le préciser, Internet a tout révolutionné jusqu’à permettre à des peuples de se soulever en Egypte, en Tunisie ou à Hong-Kong.
Mais ces nouvelles libertés sont, comme souvent, confrontées à de nouveaux excès. Ceux-ci sont dus, nous le verrons, à différents facteurs comme le fonctionnement des outils, l’impréparation de leurs propriétaires et à la soif de pouvoir et de monopole des GAFAM, BATX ou NATU , à une complexité technologique croissante, à l’expression du vice et de la malveillance contenue jusqu’ici par des lois élaborées pendant des siècles ou encore à la naïveté de divers dirigeants. Des excès désormais boostés à l’IA, à se demander si le monde n’a pas ouvert une boîte de Pandore qu’il est désormais compliqué de maîtriser, ou si, à tout le moins, nous ne mettons pas la charrue avant les bœufs dans de nombreux domaines.
Ces problèmes pourraient-ils faire vaciller certains pans des démocraties ?
C’est ce que nous allons voir à travers diverses problématiques qui posent désormais question et auxquelles tentent de répondre l’Union Européenne et nos gouvernements non sans mal. Car bien sûr il s’agit de réguler le web, mais de nombreux freins l’empêchent.
Comment parvenir à réguler un système algorithmique dont on ne connaît pas les programmations, réalisées de surcroît, aux États-Unis ou en Chine, pays régis par des lois différentes ?
Comment faire plier des géants quasi monopolistiques, détenteurs d’outils dont les populations ne peuvent plus se passer ? Comment réguler des arnaques lancées depuis des contrées antipodales, en toute impunité ?
Comment empêcher les citoyens de se faire aspirer leur vie privée, via les fameuses données personnelles, malgré eux ?
Comment circonscrire le déluge de mensonges, de harcèlements et de violences ?
Comment faire comprendre aux citoyens que leurs réseaux sociaux, leur ordinateur, leur smartphone, leurs jeux vidéo, leur domotique, même leur montre ou leur cafetière connectée, et bientôt leur voiture et même leurs lentilles de contact ou leurs lunettes, sont autant d’espions au service du commerce et de la propagande, avec des garanties de sécurité aléatoires ?
Les questions sont multiples et manquent cruellement de réponses. Nous allons tenter de les mettre en exergue et d’en comprendre
différents dangers que des accords internationaux devront réguler à tout prix, dans des délais les plus courts possibles.
A se demander parfois si la course au numérique n’est pas en train, mine de rien, de dépasser l’immense majorité des habitants de notre planète. Citoyens, politiques, fonctionnaires, employés de tout secteur, jeunes et autres, beaucoup pensent comprendre ce qu’il se passe et gérer la situation. Et pourtant.