Introduction
28 morts, un mystère toujours non résolu, un réseau secret de l’OTAN caché pendant des décennies : la Belgique a aussi son histoire d’extrême droite, et elle est loin d’être anodine.
Cette analyse retrace cette histoire depuis la Guerre froide, quand le pays, siège de l’OTAN, devient un terrain stratégique entre blocs sur fond d’assassinat de Patrice Lumumba (1961) et de répression anticommuniste mondiale.
Il y est également question de la naissance, dès 1951, d’une internationale néofasciste européenne où s’illustre Karel Dillen, futur président du Vlaams Blok.

Point d’orgue du récit : les « Tueurs du Brabant », dont la piste la plus solide reste celle de gendarmes d’extrême droite cherchant à déstabiliser un État belge jugé trop démocratique.
L’analyse rejoint ensuite notre présent : activisme d’extrême droite dans l’armée, violences racistes à Molenbeek et Jette, séparatisme flamandet radicalisation du MR sous Georges-Louis Bouchez.
Enfin, elle conclut sur une note de résistance : une mobilisation antifasciste internationale à laquelle participe activement l’ONG belge CADTM.
Citation clé
Pour lui, le peuple belge est une construction artificielle qui doit disparaître le plus rapidement possible pour laisser la place au peuple flamand. Kris Deschouwer, à propos du Vlaams Blok/Vlaams Belang, dans L’extrême droite en Belgique (CRISP, 2026).
Lancer le débat autour de vous
L’extrême droite est partout, dans l’histoire de l’État, sur vos écrans, dans le langage politique.
Où l’avez-vous croisée, ces derniers temps ?
Cette analyse réalisée par une contributrice externe fait partie des textes de la revue Tumult #4 consacrée à l’extrême droite.
Illustrations : Maïa Kaïss