Analyse Publié en Septembre 2026

Libéralisme

Marchepied de l'extrême droite ?

BF
Boris Fronteddu
Cultures, Violences & Institutions
Analyse · Cultures, Violences & Institutions · N°511
Libéralisme

Introduction

Faisant régulièrement surface dans la presse et les débats politiques, les termes démocraties “libérales” et “illibérales” constitueraient deux modes de gouvernement irréconciliables. A tel point que des responsables politiques en sont devenus les représentants autoproclamés ; d’un côté le libéral Emmanuel Macron, de l’autre l’illibéral Viktor Orban. Dans leur communication politique, ces derniers n’hésitent pas à faire de cet affrontement, une bataille existentielle. Pourtant à y regarder de plus près, il apparait que ces deux “modèles” non seulement ne seraient pas les antithèses qu’ils sont censés incarner mais tendraient, au contraire, à se confondre l’un l’autre. Ainsi, Emmanuel Macron s’est lui-même vu taxé d’”illibéral” par l’opposition. A l’inverse Giorgia Meloni, figure de proue de l’extrême droite européenne, parvient à s’affranchir de cette dualité et séduit de Marine Le Pen à Ursula von der Leyen.

L’antagonisme “libéralisme”-”illibéralisme” a-t-il été définitivement dépassé ? 

Citation clé

L’ensemble des droits sociaux, économiques et culturels que ce narratif tend à désigner comme inhérents à la démocratie libérale (séparation des pouvoirs, État de droit, liberté de la presse, liberté syndicale…) ont été obtenus par le biais de luttes sociales collectives contre les réticences de l’élite libérale de l’époque.

Lancer le débat autour de vous

La Belgique est-elle une démocratie libérale ? 

Cette analyse fait partie des contributions de la revue Tumult #4 consacrée à l’extrême droite.

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